Serge le poltron – Chapter I
L’entrepôt était sombre, seul quelques bougies allumées empêchaient l’ obscurité de s’insinuer entièrement dans la pièce. De l’ extérieur, le bâtiment avait semblé imposant à Serge, mais une fois rentré dedans… Et le fait que les marchandises stockées prenaient beaucoup de place n’arrangeait rien. A combien s’élevait la somme qu’ il devait rembourser ? Cent couronnes… pas grand chose pour un riche marchand ou pour un bourgeois, mais pour un apprenti forgeron… Si son complice, Jean, ne l’avait pas dénoncé, il serait aujourd’hui le propriétaire d’une coquette somme d’argent dérobée au baron Schlusander. Seulement ce pleutre de Jean avait eu la bonne idée de le livrer au baron, qui l’ avait d’abord emprisonné, puis torturé, puis une fois son argent récupéré, lui avait expressément demander de lui verser une fois de plus, comme dédommagement, le montant de sa rapine… cent couronnes. Serge était donc allé chercher ses économies, cachées sous une plaque d’ égout, puis avait fait son sac, pas dans le but de dédommager le baron, mais plutôt dans le but de quitter Nuln le plus vite possible et de partir loin. L’avantage, lorsqu’on réside à Nuln, c’ est que de nombreux bateaux arrivent et partent chaque jour du port, et qu’aucun de ces bateaux ne refuse quelques membres d’ équipage de plus. C’est par le biais d’ une de ses relations que Serge avait été informé qu’ un bateau partait pendant la nuit… il se retrouvait donc dans cet entrepôt, ou avait lieu la pré-embarcation, à admirer les divers tissus entreposés, les nombreux aliments typiques, ou exotiques, les tonneaux de bière, de vin, la jolie blonde devant lui…
Inconnu : Eh mon gars ! Tu dors ?
Serge : Euh non non
Inconnu : Voyageur ou travailleur ?
Serge : Euh travailleur.
Inconnu : T’auras pas intérêt à dormir une fois sur le bateau parce que les paresseux, nous,
on les jette a l’eau, çà fait une bouche de moins à nourrir et une bourse de moins à remplir.
Serge : Non mais je suis très motivé… euh… monsieur ?
Inconnu : On m’ appelle le manchot ici.
Serge : Ah… mais pourtant il ne vous manque pas de….
Le manchot : De ?
Serge : Rien… passons.
Le manchot : Le départ se fait dans une heure mon gars, et on attendra personne, sauf les voyageurs qui payent….
Serge : Oui oui, je serai la.
Serge sortit et se dirigea vers le banc le plus proche, ne sentant plus ses jambes, puis s’aperçut, se rapprochant, qu’ il était déjà occupé par une silhouette encapuchonnée, « C’ est pas grave » se dit il, après moult réflexions. Il s’ assit à l’ une des extrémités, puis… se laissa tomber de tout son long sur le bois sale, endormi…
Silhouette encapuchonnée : Réveille toi, on part !
Serge : Gné ?… Quoi ?
Silhouette encapuchonnée : On y va, dépêche toi le bateau va partir
Serge : Mhh… excuse moi vieux mais je rêvais d’ une blonde qui était devant moi dans la queue dans l’ entrepôt.
Silhouette encapuchonnée : Hum… je vois, dit la femme, enlevant sa capuche et dévoilant sa chevelure blonde.
Serge : Euh… , dit tout simplement Serge, rougissant.
Blonde : Aller dépêche toi, dit la femme en souriant.
En courant, Serge et la mystérieuse blonde eurent juste le temps d’ embarquer avant que le bateau ne parte. Montant sur le quai, ile purent lire une pancarte sur laquelle étaient dessinés, avec du sang de zebre, des pictogrammes étranges signifiant “les cabines et les dortoirs ne sont pas encore ouverts”. Serge se dirigea vers un homme particulièrement sale et mal habillé, qui semblait ne pas se soucier du manque de place, jouant tranquillement de la flûte.
Serge : Peux pas te pousser toi ?
Flûtiste : Monsieur, je me vois particulièrement outré par votre incorrection notoire, d’une vous m’adressez la parole sans même m’avoir préalablement salué, et de deux vous me traitez comme un vulgaire animal et insinuez même que je suis corpulent.
Serge : Ghh…
Flûtiste : Je vous méprise monsieur !
Serge : Hum hum, bien… Excusez moi monsieur pour ce si flagrant manque de courtoisie mais il se trouve que mon amie et moi souhaiterions nous asseoir, et n’ayant trouvé que de rustres marins ne comprenant pas ou n’accédant pas à notre requête, nous nous sommes naturellement tournés vers la personne qui nous semblait la plus civilisée ici, vous…
Flûtiste : Mhh… vous n’ avez pas tort je suis le plus civilisé ici… et le plus beau ?
Serge : Hein ?
Flûtiste : Je suis le plus beau ici ?
Serge : N… Oui évidemment, votre magnificence attire l’ œil à des lieux à la ronde.
Flûtiste : Et je joue très bien de la flûte non ?
Serge : Oui oui évidemment…
Flûtiste : Ah, ça fait plaisir d’ entendre ça, personne ne sait apprécier mon talent ici. D’ailleurs, je vais vous faire écouter ma dernière composition.
Serge : Non !!! ça ira on va rester debout, aller viens euh… madame ?
Blonde : Sonia.
Serge : Bah viens Sonia tirons nous d’ ici avant que le vieux fou prétentieux qui empêche tout le monde de dormir avec sa flûte de merde nous fende les tympans en deux.
Flûtiste : Pardon ?!
Serge et Sonia trouvèrent finalement une place pour s’asseoir, après une lutte violente et virile, menée par Sonia ( Serge dormait debout en attendant ) et passèrent le reste de la nuit à faire connaissance, regardant le beau paysage du port de Nuln qui s’ éloignait.
Serge : Tiens je vois quelqu’un se faire aggresser par des brigands dans une ruelle.
Sonia : Oh ! Pauvre homme.
Serge : Je vois un type louche se faire jeter par une fenêtre par une prostituée sûrement pas contente de pas avoir été payée.
Sonia : Oh ! Pauvre homme.
Serge : Un patron de taverne met dehors un gars qu’ a pas l’ air net.
Sonia : Oh ! Pauvre homme.
Serge : Y en a un autre qui est soul et qui est endormi dans du vomi.
Sonia : Mais tu va la fermer oui !!!
Serge : Euh…
Sonia : Pardon c’ est partit tout seul.
Serge : Sonia…
Sonia : Oui ?
Serge : Je veux te dire un truc depuis pas mal de temps déjà…
Sonia : Depuis longtemps ? Tu m’a vu pour la première fois aujourd’hui !
Serge : Rahh mais c’ est pour me concentrer que je dis ça ! C’ est pour donne de l’ importance à la déclaration.
Sonia : D’ accord, vas y je t’ écoute.
Serge : Voilà, Sofia, je te regarde depuis pas mal de temps, euh quelques heures pardon, et je te trouve très jolie.
Sonia : Oui ?
Serge : Bah voilà.
Sonia : C’ est tout ?
Serge : Bah oui.
Sonia : Merci, c’est gentil, bon je vais aller me coucher maintenant, je suis toute fatiguée et puis j’ ai froid, et rien pour me réchauffer.
Serge : Attend je t’ accompagne ! ( attend voir que je vais te la réchauffer moi )
Sonia : Oh ! Merci
Serge et Sonia partirent donc vers la cabine de cette dernière. Serge menant la marche grâce à son « super sens de l’ orientation super génial… pi regarde Sonia je suis super musclé aussi », ils perdirent à peu près trente minutes. Une fois que Sonia se fût décidé à diriger la marche et qu’ ils trouvèrent la fameuse cabine ( ils étaient passés huit fois devant sans que Serge ne la vît ). Sonia entra et Serge demanda, tel un gentlemen :
Serge : Bon ben je vais aller dans ma cabine super luxe de voyageur riche qui paye, qui a la classe et qui se lave les dents ( faut pas qu’ elle se rende compte que je suis un vieux apprenti forgeron miteux )
Sonia : Bonne nuit.
Serge : Je peux rentrer ?
Sonia : Pour quoi faire ?
Serge : Euh…
Et Serge repartit dans son triste dortoir collectif de quatre-vingt personnes ou ça sentait la vielle chaussette pourrie partout ( celui des travailleurs car en effet la belle Sonia payait son voyage, et avait donc sa petite cabine privée individuelle… la classe ! ). Le vaillant apprenti forgeron n’ eut pas à se battre longtemps pour avoir son hamac troué, de toute façon personne n’ en voulait les matelots préféraient encore dormir par terre que de prendre le risque de tomber en pleine nuit .
* * * * * * * *
(pas longtemps plus tard)
Le lendemain, après une nuit merveilleuse pour une certaine Sonia, blonde de métier, et après une nuit douloureuse pour un certain Serge, poltron de métier, les deux compagnons se rejoignent dans la salle de déjeuner, salle de déjeuner de style rustique, très rustique, trop rustique… comme tout le bateau d’ ailleurs ou de nombreux marins de tous genres mangent… comme des porcs. Au dessus de ce misérable bas peuple, une table est dressée ou mangent des gens civilisés, qui, EUX, ont les moyens de payer leur voyage et n’ ont donc pas besoin de travailler toute la journée en suant comme des bêtes et de se coucher le soir dans un dortoir qui sent la vielle chaussette (cf paragraphe précedent). Une table dont rêvent tous les gueux et à laquelle les gens parlent des gens en disant Sire avant chaque nom ( genre « passez moi le sel Sire Gaudeffroi De ma Muraille » Serge est donc en bas, songeant « mais comment que je vais faire pour que Sonia que la blonde ne me voit pas à table en compagnie de tels gueux. », puis quitte la salle, abandonnant son frugal petit déjeuner, échappant ainsi à la honte que lui procurerait le fait d’annoncer a Sonia qu’il était pauvre et qu’il devait travailler comme une bouse pour rester sur la bateau.
Sonia : Quelqu’un a t il vu Serge ?
Sire Gaudeffroi : Plait il ?
Sonia : Pardon… sire Serge…
Sire Gaudeffroi: Ah… jamais entendu parler…
* * * * * * * *
(vraiment pas longtemps plus tard)
Serge attend Sonia devant la porte de la salle à manger, lavant le pont, mais dés qu’elle apparaît, il cache son éponge et s’avance vers elle.
Serge : Sonia !!!!!
Sonia : Serge !!!!! Je t’ai cherché partout…
Serge : J’admirais la beauté du paysage, de l’océan… tout ça…
Sonia : Moi pendant ce temps j’ai rencontré un homme qui me semble génial… il s’appel
Robert. Bon aller j’y vais j’ai rendez-vous avec lui.
Serge : QUE ? QUOI ? KWA ????????????????????????!!!!!!!!!!!!! ah nan mais il me volera pas ma Sonia ce « Robert »…
* * * * * * * *
(assez longtemps plus tard… aucune action digne d’être raconté en attendant le passage suivant, juste quelques humiliation de Serge)
Un matin, apres un réveil mouvementé (quel con ce manchot!) pour Serge, règne une grande agitation sur le bateau.
marin quelconque1: Bonjour, chui agité!
marin quelconque2: Cool, moi aussi!
… Donc Serge se réveille avec une grosse gueule de bois (grosse soirée beuverie avec le capitaine Haddock oblige) et, du fait du bruit ambiant, a encore plus mal à la tête.
Serge: Mais vous allez la fermer oui ?!!!
marin quelconque1: Ta gueule on est agités!
marin quelconque2: Cool, moi aussi!
Serge: Certes, mais pourquoi?
marin quelconque1: On a récupéré des rescapés sur un radeau de fortune.
Serge: Donc?
marin quelconque2: Bah on est agités…
Serge: D’ accord… je vois….
Serge se rend rapidement au lieu ou semblent aller tous les marins agités.
Serge: Hey?
Catherine: < tousse > Ahh !!!
Ivanovitch: < crache > Ahh !!!
Serge: Bah quoi? Je me suis lavé les dents pourtant:/
Sonia: Bonjour! Comment vont nos grands malades
Catherine: Bah… < tousse > ca va… < s’ étrangle > trés bien… < crache > et vous?
Sonia: Bien, merci.
Ivanovitch: Moi ca va trés bien < vomi sur les bottes de Serge >
Serge: Mes bottes!!!
Ivanovitch: Ah oui… vos bottes…
Un peu plus tard, à table.
Sonia: Et donc vous êtes médecin, sire Ivanovitch?
Ivanovitch: Euh non pourquoi vous dites ca?
Sonia: Pour lancer la conversation connard!
Ivanovitch: Bah en fait j’ étais prisonnier sur un bateau qui a coulé…
Catherine: Oui on a survécu en mangeant nos verrues plantaires…
Sonia: Mhh… vous devez avoir faim
Catherine: Oui!!! montrez moi vos pieds!!!
Sonia: Nous avons d’ autres choses a manger vous savez… Mais que faires vous ?! NAAAANNNNNNNNNN !!!!!!!!!!!!!!!!!!!
* * * * * * * *
(bien plus tard)
Sonia : sire Ivanovitch… Je veux absolument que vous sachiez que c’est seulement par mesure de sécurité que je vous ai fait mettre a cale.
Ivanovitch : Ah, je suis dangereux moi ?
< Tous les marins mutins, les concurrents prisonniers, les ennemis politique et personnels du capitaine Haddock regardent les pieds de Sonia, couverts de pansements. >
Sonia : Je ne dirais pas ça exactement comme ça… Vos habitudes alimentaires sont simplement étranges… Ce n’est pas que quelqu’un rejette vos préférences gastronomiques, c’est juste… que vos manières, dont je ne conteste par ailleurs pas l’originalité, peuvent incommoder vos compagnons d’infortune.
< Tous les marins mutins, les concurrents prisonniers, les ennemis politiques et personnels du capitaine Haddock regardent leurs pieds, horriblement mutilés. >
Tous : Oui… on peut dire ça comme ça…
Ivanovitch : Eh ben chui désolé les gens, maintenant je me rabattrais sur les verrues plantaires et autres champignons des bois qui poussent sur les pieds des rats…
Tous + Sonia : MERCI !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
* * * * * * * * *
(en même temps)
Serge : Putain j’en ai vraiment marre de laver les chiottes moi… j’irais même jusqu’à dire qu’IL FAUT QUE CA CHANGE.
< Le manchot arrive et se soulage dans les latrines, que Serge lave, donc en fait on pourrait presque dire qu’il se soulage sur serge, ce qui est loin de l’incommoder (je parle du manchot, faut s ‘accrocher et suivre le raisonnement qui malgré les apparences ne manque pas de logique). Donc en gros on a un Serge qui se fait c…. dessus, donc qui ne sent pas bon (enfin pire qu’avant en fait, l’hygiène buco-génitale n’étant pas son point fort.>
Serge : Rahhh mais je vais le dépecer ce mec !!!!
Le manchot : Tu sais, chère monsieur qui sent le caca, ici on m’appel « le manchot », ou « maître » à la limite, mais sûrement pas « ce mec », encore moins si on parle de me faire du mal dans la phrase… 15 jours de nettoyage de chiottes supplémentaires, pi t’iras te coucher tout nu dans le vestiaire avec tous les marins qui n’ont jamais vu de femmes.
Serge : Arg……
< Le manchot s’ en va, marchant vite parce que ça sent vachement le Serge qui nettoie les toilettes avec du sopalin.>
Serge : Je sais… je vais faire un poutch militaire pour renverser le capitaine Addock et ses horribles sbires… je serais tout puissant… MOUAHAHAHAH…
< Tout en parlant, Serge essuie un des mur de la fosse sceptique, frottant son sopalin contre la surface molle et franchement dégueulasse.>
Serge : Pouah !! Mais c’est ignoble, c’est quoi ce truc ?
Elémentaire de matière fécale : MOUAHEUH ………
Serge : Ca te dirait un poste de contremaître sur un bateau mon gars ?
* * * * * * * * *
(la nuit même)
Serge : Quand je dis go vous vous jetterez sur les troupes impérialistes ennemies et vous les massacrerez, ok ?
Horde vociférante : MOUAHEUH …
Serge : Vous parlez pas français mais faites un effort s’il vous plait, ça craint une armée de monstres qui parlent pas français….
Horde vociférante : MOUAHEUH ???
Serge : ouai bon d’accord c’est a moi de m’adapter je pense… bah mouaheuh !!!
Horde vociférante : MOUAHEUH !!!!
Serge : Soyez discret svp…
Horde vociférante : mouaheuh……
Le manchot tombe sur Serge et ses élémentaires qui sentent pas bon….
Le manchot : Hey !!!!!!!
Serge : GOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOO !!!!!!!!!!!!!
Horde vociférante : MOUAHEUH !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
* * * * * * *
Capitaine Addock: Détenu Serge, cessez de vous agiter.
Serge: Uh? je m’agite moi?
Capitaine Addock: Oui, moi, je parle jamais pour rien.
Serge: Comment vous voulez que je m’agite? Je suis enchainé!
Capitaine Addock: C’est ça… c’est ça… Revenons en aux faits: Vous êtes coupable de haute trahison, de refus d’obtempérer, de tentative de mutinerie, de tentative d’homicide, d’homicide, d’actes de barbarie, de torture, de zoophilie, de démonisme, de nécromancie, de manque de travail, de méchanceté gratuite, de trafic de haribots, de défecation dans mon lit et d’insinuation sur un éventuel travail dégradant qu’aurait effectué ma mère un soir sur un port.
Serge: Mouais…
Capitaine Addock: Maintenant, les évenements de la semaine dernière: Le manchot vous a vu à la tête d’une armée d’élémentaires de matière fécale en train de tenter une mutinerie, vous avez tué le mousse et tenté de tuer le manchot… votre version?
Serge: Et bien en nettoyant les toilettes j’ai aperçut une armée d’élémentaires de caca qui préparaient une mutinerie, ils m’ont vu donc je me suis enfuis pour aller prévenir le manchot, eux à mes trousses. Je suis donc arrivé devant le manchot qui engueulait le mousse qui nettoyait le pont avec du savon. J’ai prévenu le manchot qui m’a dit que c’était pas grave, qu’il s’en occupait, je suis donc aller demander du savon au mousse, il n’a pas voulu m’en donner… donc je l’ai poussé, or le pont était glissant (le savon…), il est donc tombé à l’eau, ou il a décédé de la bouche d’un requin-hamster à dents ciselées.
Capitaine Addock: Alors si j’ai bien compris vous avez poussé le mousse pour avoir du savon pour aller travailler?
Serge: Oui…
Capitaine Addock: Oui?
Serge: Oui!
Capitaine Addock: Alors toi quand tu veux du savon, tu pousse mousse?
Serge: Ouai.
Capitaine Addock: Mais il est mort!!!
Serge: Pas ma faute, et pareil pour le manchot, j’ai glissé et je suis tombé sur lui avec mon couteau.
Capitaine Addock: …
* * * * * * *
(en même temps)
Sonia: Sire Ivanovitch, il ne fallait pas s’énerver comme ça, ces bonhommes de caca ne vous avaient rien fait.
Ivanovitch: Eux capitalistes, eux devaient mourir.
Sonia: Mais voyons, un caca n’a pas d’opinions politiques, ça rime à rien!
Ivanovitch: Si eux pas capitalistes, alors eux caca de capitalistes.
Sonia: Sire Ivanovitch, répondez moi honettement, avez vous déjà parlé politique avec un bout de caca? fûsse t il annimé d’un vie surnaturelle ou féérique?
Ivanovitch: Et bien à vrai dire j’ai écris le programme de mon ex parti politique en collaboration avec une crotte…
Sonia: Le fameux programme qui vous a valut l’éxil à vie du royaume du Tsar Proutovski…
Ivanovitch: Exactement… et j’en suis fier…
Sonia: …
* * * * * * * *
<Le manchot et le capitaine Addock aiguisent une cuillère à soupe énorme et menaçante, regardant Serge, attaché à une table>
Serge: Vous comptez faire quoi la?
Le manchot: Une douleure atroce, pour que tu dénonce tes complices.
Serge: C’est à cause de ça que vous avez les yeus injectés de sang?
Capitaine Addock: Ya de ça et y a aussi que moi j’ai plus les lunettes magiques de “Ralph le loup”. Je devrais me rebattre avec lui, si je gagne un combat il me donne une paire, si j’en gagne deux, il m’en donnera un deuxième plus un paire de lunettes non magiques gratuites… ah il est fou ce “Ralph le loup” …
Serge: Ah… vous avez des problèmes aux yeus?
Capitaine Addock: Oui, je suis Daltonien… je vois tout en daltons…
Serge: Ca va commencer à suffire ces jeux de mots minables, parceque la je peux continuer et dire que si vous êtes daltonien, c’est normal que vous soyez un boulet !!!! Mwahahahahaha!!!
<Le capitaine Addock se remit à aguiser sa cuillère, avec une énergie surnaturelle, digne d’un lapin Duracel>
* * * * * * * *
Serge: Nan mais sérieux vous allez vraiment me torturer avec une cuillère à soupe?
Capitaine Addock: OUI !!!
Le manchot: OUI !!!
Serge: … mais comment?
Capitaine Addock: Comme ça!
Serge: Oui ?
Capitaine Addock: Comme ça!
Serge: Mouais… j’étais sur que c’était pu pipo…
Capitaine Addock: Gardes!!!
<Deux hommes habillés en lapins arrivent dans la pièce>
garde 1: Vi ?
garde 2: vi ?
Capitaine Addock: Normalement, au moment ou je disais “Comme ça!”, vous deviez surgir avec la fondue…
garde 1: Ah vi…
garde 2: Ah vi…
Capitaine Addock: Bon, vous y allez?
garde 1: Vi vi…
garde 2: Vi vi…
Capitaine Addock: Hmm…. Hmmmmmmmmmmmmmm… BON MAINTENANT VOUS Y ALLEZ BANDE DE RONGEURS DECEREBRES, J’EN AI MARRE DE VOUS PAYER A RIEN FOUTRE!!!!! ALLEZ MAGNEZ VOUS!!!!! GO!!!!!!!!!
garde 1: vi…
garde 2: vi…
<Les deux hommes-lapins partent en courant, les mains sur leurs longues oreilles>
Serge: Bah dite donc…
Capitaine Addock: KWA???????????????????
Serge: rien
<Les deux hommes lapins reviennent, trainant une marmitte plein de fondue savoyarde>
Serge: Honettement je sais pas du tout ce que je fais ici avec tous ces gens étranges…
<Le manchot trempe la cuillère géante dans la marmitte de fondue et la tend au dessus de Serge>
Serge: Pff… les nazes…
<Une goutte tombe sur le torse de Serge>
Serge: Wah putain!!! comment ça brule!!!!
Le manchot: Ah ah ah…
Capitaine Addock: Ah ah ah…
garde 1: Ah ah ah… vi…
garde 2: Ah ah ah… vi…
Serge: VNEZ ME CHERCHER!!!!!
* * * * * * * *
(au même instant, à la table des riches)
Sonia: Vous avez entendu??? On aurait dit le cri d’une bête…
Sire Gaudeffroi: En effet, dame Sonia… Voudriez vous bien me donnez le sel, pour conjurer le démon si l’idée lui prenait de s’en prendre à vous…?
Sonia: Oui, sire Gaudeffroi…
* * * * * * *
De nombreux changements avaient eu lieu sur le navire. D’abord, Serge avait été libéré des horribles geôles du capitaine Addock (lors de tests son Q.I. avait été jugé insuffisant pour préméditer quoi que ce soit, même le fait de se lever chaque matin par exemple). Il avait de plus « trouver par hasard » une bourse pleine de pierres précieuses (le cadavre du vrai propriétaire caché aux latrines n’ayant jamais été découvert) qui lui avait permit de s’élever au rang tant convoité de riche. Ivanovitch n’était plus considéré comme « dangereux » et vivait sa vie tranquillement, traquant quand même la « racaille capitaliste ». Le problème majeur qui « problemait » le bateau et son équipage était le manque de vivres, qui étonnement avaient disparus. La disette régnait donc… les marins réclamaient de quoi manger, leur estomacs criant famine (oui oui un estomac peut crier famine… on entend pas parce qu’il ne crie pas fort mais il le dit…). Les riches, eux, s’en foutaient éperdument, ils passaient aussi en premier pour la nourriture et ne manquaient de rien.
* * * * * *
(table des riches)
Serge : Tien Sonia… c’est pour toi….
Sonia : Oh… Serge, c’est tellement beau !
Serge : C’est vrai ? Tu aime ce que tu vois ?
Sonia : Oh Serge… un caillou…. merci beaucoup, il est très beau.
Serge : Euh… c’est une pierre précieuse…
Sonia : Ah…
Sire Gaudeffroi : Hum hum… Et donc vous, Sire Serge, vous venez d’ou ?
Serge : De ma chambre… mwahahahahaha !!!
Sire Gardeffroi : …
Sonia : …
Ivanovitch : …
Serge : Nan… blague (très drôle) à part… je viens de Nuln.
Sire Gaudeffroi : Ah, et que faisiez vous à Nuln ?
Serge : Et bien c’est une longue histoire… voyez vous je suis né à la campagne, j’ai grandi comme un bouseux, alternant les petits métiers selon les besoins du village. D’abord j’ai été brigand, puis le village a recherché un constructeur de lampadaires, je suis devenu constructeur de lampadaires, puis la ville a eu besoin d’un allumeur de lampadaires… je suis donc devenu allumeur de lampadaires, la ville a très vite eu besoin d’un pompier, donc je suis devenu pompier… puis ils ont eu besoin d’un reconstructeur de maisons en ruine… Là j’ai dis « stop », faut pas déconner non plus, je suis donc parti à Nuln, ou l’héritage d’un vielle tante sous la forme d’un sac de pierres précieuses m’a rendu riche. Et je suis venu sur ce bateau par hasard… sans savoir que je ferais une aussi délicieuse rencontre (Hmm… Sonia..).
Ivanovitch : Cool… bah moi hier j’ai mangé un pomme.
Sire Gaudeffroi : Mwahahahahaha !!!
Sonia : Mwahahahahaha !!!
Ivanovitch : Mwahahahahaha !!!
Serge : Ha ha ha… (Tien c’est très très bon ça… va falloir que je la ressorte celle là)
* * * * * * *
(un peu plus tard dans la journée)
Serge se promène tranquillement sur le pont, cherchant des rimes pour un poème destiné à sa douce… Sonia…
Serge : Sonia… l’amour c’est comme ça ! Comme un… un… un… putois ? nan c’est pas bon ça.. Comme un bout de chocolat… Oui.. excellent… mais c’est que j’ai un réel talent moi…
Marin1 : Tien !!! Serge !!!
Serge: Euh salut…
Marin2 : Ca fait longtemps qu’on entend plus parler de toi. Que deviens tu ?
Serge : Moi ça va très bien… Toi t’as maigri par contre on dirait.
Marin1 : C’est à dire qu’on subit beaucoup de privations, par exemple la ça fait une semaine qu’on a pas mangé… Mais à part ça c’est comme avant on bosse toujours comme des animaux pour pas un rond… D’ailleurs un jour on créera un syndicat et on renversera les exploiteurs… je suis sur que même dans la « chartre de respect des êtres inférieurs » c’est pas autorisé ce qu’on nous force à subir…
Serge :Cool… bah moi hier j’ai mangé une pomme !!! mwahahahaha !!! Elle est excellente non ?
Marin2 : T’as mangé une pomme…
Serge : Euh bah quoi ? Elle est pas drôle ma blague ? Z’avez l’air fachés…
Marin1 : Eh les mecs ! Il a mangé une pomme !!!
Marin2 : On nous ment depuis une semaine, il reste plein de bouffe sur ce navire !!!
Marin3 : REVOLUTION !!!!!!
Serge : Eh merde…
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- Publié:
- juillet 21, 2007 / 11:04
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